Le carburant est produit à partir d’acides gras issus du son de riz, une matière non destinée à l’alimentation. Sa fabrication repose sur une technologie innovante développée par l’Université du Tohoku, baptisée « Ion Exchange Resin Method ». Selon les partenaires du projet, il s’agit d’une première mondiale dans un environnement aéroportuaire.
Pendant un an, un tracteur de manutention des bagages fonctionnera avec ce biodiesel afin d’évaluer ses performances réelles, son impact sur les équipements et la fiabilité de son approvisionnement. Le choix de l’aéroport de Yamagata n’est pas anodin : ses fortes variations climatiques permettront de tester le carburant dans des conditions météorologiques variées.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de décarbonation. JAL utilise déjà du biodiesel issu d’huiles alimentaires usagées sur 23 aéroports japonais. Avec cette nouvelle filière basée sur les coproduits du riz, la compagnie cherche à diversifier ses sources d’énergie renouvelable et à sécuriser ses futurs approvisionnements en biocarburants.
Alors que le Japon ambitionne d’accélérer le développement des carburants durables pour l’aviation d’ici 2030, les solutions fondées sur la valorisation des déchets agricoles pourraient jouer un rôle croissant dans la réduction des émissions du secteur aérien.


