Le secteur aérien, qui représente 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, se mobilise aujourd'hui pour une aviation plus durable. On parle de décarbonation du secteur aérien, qui repose actuellement sur les énergies fossiles. C’est d’ailleurs l’objectif que se sont fixées l’Europe et l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) en visant la neutralité carbone du secteur aérien d’ici 2050. L’innovation et le progrès technologique (R&D) sont les principaux axes de développement pour une aviation décarbonée. Néanmoins, il existe d’autres leviers d’action, tout aussi efficaces, qu’ont commencé à mettre en place les compagnies aériennes et les aéroports. L’Eco-critère Aéroports Voyages a été développé dans cette logique. Son objectif est d’aider l’internaute à faire un choix de voyage éclairé, grâce à un outil évaluant les actions écologiques concrètes déployées par les acteurs du secteur aérien. 

L’Eco-critère Aéroports Voyages : engagé et transparent

Valoriser et encourager les initiatives des compagnies aériennes et des aéroports

Un Eco-critère objectif, basé sur les ambitions et les directives européennes

Permettre de faire un choix de voyage éclairé 

Eco-critère Aéroport

Structure Eco-critère aéroport
Valeur
Label Airport Carbon Accreditation (ACA)
Label Aéro Biodiversité
Autres actions pour la biodiversité
Fourniture d’énergies alternatives
Politique d’économie des ressources
Politique de tri et recyclage des déchets
Développement des facilités d’accès de l’aéroport
Autres initiatives environnementales

Les aéroports, parties prenantes d’une aviation plus durable

Les aéroports sont évalués selon leur performance énergétique, leur gestion écologique et leur engagement à réduire les émissions de CO2.

Performance énergétique et gestion environnementale des aéroports

Le label « Airport Carbon Accreditation »

En 2009, le label « Airport Carbon Accreditation » (ACA) a été lancé à l’échelle européenne et s’est progressivement élargi au monde jusqu’en 2014. Il s’agit du seul programme mondial de certification de gestion du carbone pour les aéroports, reconnu par les institutions. Il propose 7 niveaux d’accréditation (1, 2, 3, 3+, 4, 4+, 5) afin d’inciter, d’aider et d’accompagner la décarbonation des activités aéroportuaires. Le label ACA devient significatif à partir du niveau 3 « Optimization » en engageant l’aéroport et ses tiers dans la réduction de l’empreinte carbone. Ce peut être l’optimisation des opérations en vol, telles que l’amélioration des procédures d’approche et de décollage, ou en encore l’éco-roulage pour l’optimisation des opérations au sol, avec l’allumage d’un seul réacteur pour les déplacements sur le tarmac, le taxiing électrique ou tout autre appareil alimenté à l’électricité ou à l’hydrogène … Le niveau ACA 3 inclut les émissions carbone de SCOPE 3, et mesure précisément l’empreinte carbone afin de pouvoir la réduire efficacement. Les niveaux d’accréditation supérieurs sont gages de réels efforts et d’implication de la part d’un aéroport dans la réduction de son empreinte carbone, et donc pour l’atteinte globale d’une aviation neutre en carbone d’ici 2050. Le niveau ACA 4 implique la dimension à long terme des objectifs de réduction des émissions, conformément aux trajectoires de réduction issues des Accords de Paris. Les deux niveaux (3+ et 4+) incluent la compensation des émissions résiduelles en plus de la seule réduction à la source. Enfin, le niveau 5 constitue la démarche la plus poussée en intégrant la notion de neutralité carbone. L'aéroport doit pouvoir atteindre le net zéro émissions pour ses émissions de Scope 1, autrement dit les émissions directes liées à l'activité de l'aéroport, et de Scope 2 pour les émissions indirectes liées aux consommations énergétiques nécessaires à l’activité de l’aéroport. Les émissions indirectes de Scope 3, comme par exemple les émissions des moyens de transports pour rejoindre l’aéroport, doivent-elles aussi progressivement atteindre la neutralité carbone en collaboration avec les parties prenantes (exemple compagnie de bus reliant l’aéroport). Les émissions résiduelles, par nature nécessaires, comme l’usage du numérique ou les déplacements doivent quant à elles être compensées et optimisées.

Eco-critère Compagnie

Structure Eco-critère Compagnie
Valeur
Age moyen de la flotte
11 ans
Avions à faible consommation au sein de la flotte
Investissement dans une aviation plus durable
Programme de compensation carbone
Opérations aériennes optimisées
Mise en place d’éco-programmes

Différentes stratégies Bas-carbone déployées par les compagnies

Les compagnies aériennes ont la possibilité d'agir pour réduire leurs émissions de co2. Dans cette logique, Aéroports Voyages a cartographié les leviers d’actions qui leur sont propres tels que l'achat de nouveaux appareils pour rajeunir l'âge moyen de leur flotte, mais aussi le renouvellement de cette dernière avec l'acquisition d'avions à faibles émissions. Les compagnies aériennes peuvent également mettre en place des programmes de Recherche & Développement (ou Investissement dans une aviation plus durable) et de compensation carbone des émissions de co2. Le développement d'avions électriques ou à hydrogène semble prometteur pour contribuer à la décarbonation du secteur aérien. La recherche sur les carburants d'aviation durables, ou SAF, permet effectivement de diminuer les rejets dans l'atmosphère générés par la combustion de kérosène. La gestion des opérations aériennes, telle que l'éco-roulage, est un autre levier pour optimiser la consommation de carburant. Enfin, les compagnies aériennes peuvent mettre en place des éco-programmes. Ces actions engagées, comme le recyclage des déchets à bord, représentent une démarche intéressante pour l'environnement, en parallèle des actions pour la réduction directe de l'empreinte carbone du secteur aérien.

Le progrès technologique pour réduire les émissions carbone à la source

L’Eco-critère Compagnie se concentre sur l’émission à la source de gaz à effet de serre et valorise les leviers d’action qui contribuent efficacement à réduire les émissions de co2 et leur impact. La pondération de l'Eco-critère Compagnie valorise avant tout l'âge moyen de la flotte, la présence d'avions propres au sein de la flotte et la R&D (ou Investissement dans une aviation plus durable). La compensation carbone et la gestion des opérations aériennes demeurent des leviers d'action complémentaires. Enfin, les éco-programmes ne suffisent pas à faire d’une compagnie aérienne un acteur qui contribue activement à la décarbonation du secteur aérien. C’est un bon début, mais cela reste insuffisant. L'Eco-critère Compagnie leur accorde donc moins de valeur.

Eco-critère Route

Structure Eco-critère Route
Valeur
Durée moyenne de vol de la route
supérieure ou égale à 5 heures
Airport Carbon Accreditation aéroport Départ
niveau 3
Airport Carbon Accreditation aéroport Arrivée
niveau 3
Route compensée

L’impact carbone est proportionnel aux routes aériennes

Une route aérienne est un itinéraire reliant deux aéroports, de départ et d’arrivée, exploitée par une ou plusieurs compagnies aériennes. De toute évidence, plus un avion vole longtemps, plus les émissions sont importantes. L’Eco-critère Route Aérienne apprécie l’impact énergétique d’une route en évaluant la durée moyenne des vols, les mesures environnementales prises par les aéroports d’arrivée et de départ, et les paramètres propres à la performance des compagnies. Les dimensions « aéroport » et « compagnie » de l’Eco-critère font donc partie des éléments réintégrés au calcul tout comme la prise en compte de compensation des routes aériennes sur le territoire national français.

Distance, compagnies, aéroports et compensation, les facteurs de la route aérienne

Aéroports Voyages réaffirme sa volonté d’élaborer un Eco-critère objectif et transparent, conforme aux directives européennes et internationales. Ainsi, pour l’Eco-critère Route Aérienne, la durée moyenne de vol de la route a la plus haute pondération puisqu’elle détermine directement le niveau des émissions de co2. L’Airport Carbon Accreditation (ACA), en tant que programme reconnu et fiable de gouvernance environnementale, arrive en seconde position. A l’échelle internationale, la compensation des routes aériennes est pour le moment peu développée. Étant donné qu’à ce jour, elle ne s’applique qu’aux routes du territoire national français, la pondération de cet indicateur est pour le moment limitée. En effet, Aéroports Voyages souhaite valoriser les initiatives environnementales concrètes au lieu de pénaliser l’inaction.

Eco-critère Vol

Structure Eco-critère Vol
Valeur
Vol direct
Durée du vol
supérieure ou égale à 5 heures
Avion à faible consommation
Utilisation de SAF pour le vol
Durée moyenne de vol de la route
supérieure ou égale à 5 heures
Airport Carbon Accreditation aéroport Départ
niveau 3
Airport Carbon Accreditation aéroport Arrivée
niveau 3
Route compensée
Age moyen de la flotte
11 ans
Avions à faible consommation au sein de la flotte
Investissement dans une aviation plus durable
Programme de compensation carbone
Opérations aériennes optimisées
Mise en place d’éco-programmes

La performance énergétique d'un vol joue un rôle clé

L'Eco-critère Vol évalue la performance énergétique d’un vol donné. Il inclut la notion de vol direct ou indirect, la durée de vol, le type d'appareil exploité pour le vol (les avions de nouvelle génération consomment moins), et enfin l'utilisation ou non de SAF. Là encore, l'accent est mis sur l'émission à la source des gaz à effet de serre, ainsi que sur les leviers d'actions concrets qui peuvent les réduire efficacement. L'Eco-critère Vol, le plus complet, prend en compte toutes les variables de l'Eco-critère, notamment celui de la route aérienne.

Les avions à faibles émissions, seule solution viable à ce jour

Dans sa pondération, l’Eco-critère Vol estime que le fait qu'un vol soit direct ou indirect, sa durée, ainsi que le type d'appareil exploité pour chaque vol, sont les indicateurs les plus à même d'influencer l'impact carbone d'un vol sur une même route. En effet, un vol avec correspondances est bien plus émetteur de co2 qu'un vol direct. De même, un avion performant énergétiquement consomme moins d'énergie qu'un avion d'ancienne génération. Compte tenu du développement limité des carburants alternatifs et de la législation en vigueur pas assez incitative, l'utilisation des SAF est l'indicateur le moins important de l’Eco-critère Vol pour le moment. Aéroports Voyages a à cœur de développer des Eco-critères résilients et évolutifs. La pondération des SAF dans un vol, augmentera vraisemblablement à l'avenir, lorsqu'ils seront utilisés de manière plus signifcative. 

ECO-NEWS

L’aéroport de Rome-Ciampino obtient 4 étoiles Skytrax

L’aéroport de Rome-Ciampino obtient 4 étoiles Skytrax

L’aéroport « Giovan Battista Pastine » de Ciampino franchit un nouveau cap en rejoignant le cercle restreint des aéroports régionaux européens 4 étoiles Skytrax. Cette distinction récompense la qualité des services, la propreté des infrastructures et le professionnalisme du personnel. Ciampino confirme ainsi son rôle clé dans le système aéroportuaire romain.

Pour la première fois, l’aéroport de Ciampino, exploité par Aeroporti di Roma (ADR), reçoit la certification 4 étoiles Skytrax après un audit portant sur plus de 800 critères couvrant l’ensemble de l’expérience passager. Les évaluateurs ont salué la propreté des installations, la clarté de la signalétique, l’efficacité des contrôles de sûreté et de frontière, ainsi que la qualité de l’accueil. Des services supplémentaires, comme des espaces de travail, des zones pour familles, des dispositifs pour les personnes à mobilité réduite et des équipements ludiques, participent également à l’amélioration de l’expérience. Avec plus de 4 millions de passagers en 2025, en hausse de 3,3 % par rapport à 2024, Ciampino joue un rôle stratégique pour les vols low cost et l’aviation d’affaires. Le directeur général d’ADR souligne que cette certification 4 étoiles reflète le travail d’équipe et la capacité de l’aéroport à concilier efficacité opérationnelle et confort des voyageurs, malgré les contraintes liées à un usage mixte civil et militaire. Cette reconnaissance s’inscrit dans un plan global de modernisation et de montée en gamme du système aéroportuaire romain, qui inclut également Rome-Fiumicino, déjà classé 5 étoiles Skytrax. À Ciampino, les travaux se poursuivront en 2026 pour harmoniser le niveau de confort et enrichir les services, renforçant l’attractivité de l’aéroport et son positionnement parmi les plateformes régionales européennes.

Réduire
Aviation : la piste des vols de nuit pour réduire l’impact climatique

Aviation : la piste des vols de nuit pour réduire l’impact climatique

Limiter certaines traînées de condensation pourrait rapidement réduire l’empreinte climatique de l’aviation européenne. Une étude récente montre que cibler les vols de nuit, notamment en hiver, offrirait des résultats significatifs sans bouleverser le trafic. Une solution technique, rapide et peu coûteuse, commence à émerger.
Lire la suite
SAF : TotalEnergies met en doute la stratégie européenne

SAF : TotalEnergies met en doute la stratégie européenne

Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, s’interroge sur la stabilité du cadre européen des carburants d’aviation durables. Il critique un marché très réglementé mais économiquement fragile. En cause : le coût élevé du SAF et le manque d’engagement des compagnies aériennes.
Lire la suite
Aéroport d'Athènes autonome en énergie - éco critère

Athènes : l’aéroport Eleftherios Venizelos devient autonome en énergie et atteint le net‑zero

L’aéroport international d’Athènes affiche désormais une production 100 % renouvelable et des émissions directes nulles, se positionnant comme un modèle de durabilité dans le transport aérien européen.

Lire la suite
Passage au carburant durable : les compagnies aériennes demandent un délai

Passage au carburant durable : les compagnies aériennes demandent un délai

Face aux règles de l’Union Européenne d’utilisation du carburant d’aviation durable, les compagnies aériennes alertent sur les échéances strictes imposées.

Lire la suite
essence 2

Les freins d’adopter le SAF à grande échelle

Le recours aux carburants d’aviation durable (SAF) s’est nettement accru, avec une offre multipliée par plus de dix en trois ans. Pourtant, leur part reste faible dans la production mondiale, soulevant des interrogations quant à la capacité du secteur à respecter ses engagements environnementaux.

Lire la suite
essence 3

IATA crée l’organisme CADO

IATA franchit une nouvelle étape dans la décarbonation de l’aviation en créant la Civil Aviation Decarbonization Organization (CADO). Cette entité à but non lucratif, basée à Montréal, aura pour rôle de gérer le Registre SAF, un système pour efficacement standardiser et tracer les carburants d’aviation durable.

Lire la suite
energie alternative 2

Oneworld rejoint CO2 Connect

L'Association du Transport Aérien International (IATA) et l'alliance Oneworld ont récemment annoncé une collaboration visant à renforcer les efforts dans le domaine de la comptabilité des émissions de CO2. Cela implique l'engagement de 13 compagnies aériennes, membres de Oneworld, à partager des données opérationnelles avec le calculateur d'émissions CO2 Connect de l'IATA.

Lire la suite
protection environnement

Dix aéroports pionniers obtiennent la certification de niveau 5 du programme Airport Carbon Accreditation

Lors de la 28ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, l'ACI a annoncé le lancement du niveau 5 de son programme mondial Airport Carbon Accreditation. Elle marque une avancée significative dans son engagement de neutralité carbone d'ici 2050.

Lire la suite
actions eco responsables

Les Eurodéputés se sont accordés sur un quota de carburant durable

Les Eurodéputés ont récemment instauré un quota de carburants spécifique à l’aviation. Cette initiative témoigne d’un progrès significatif en matière de carburants durables et représente une étape importante dans la décarbonation de l’industrie aérienne.

Lire la suite

Ils soutiennent une aviation plus durable

SAS récompensée pour une innovation clé au sol

Scandinavian Airlines a été distinguée à Copenhague, lors des Aviation Challenge Awards organisés par SkyTeam, pour une amélioration concrète de ses opérations hivernales au sol, appliquée dès aujourd’hui dans ses aéroports.

Aviation : la piste des vols de nuit pour réduire l’impact climatique

Hawaiian Airlines lance un vaste plan de modernisation de ses infrastructures

Thai Airways intègre l’Airbus A321neo pour moderniser sa flotte moyen‑courrier

Belgique stabilise le financement du contrôle aérien pour 2026, avec un volet environnemental

Lufthansa mise sur le vol 4D pour des A320 plus efficaces

Athènes : l’aéroport Eleftherios Venizelos devient autonome en énergie et atteint le net‑zero

KLM remplace ses Boeing 737‑800 par des Airbus A321neo pour un réseau plus propre et moderne

Korean Air adopte des emballages végétaux pour réduire son empreinte carbone

Luxair inaugure son premier Embraer E195-E2