Air Canada et Airbus vont investir environ 10 millions de dollars américains dans une plateforme destinée à soutenir un futur projet canadien de production de SAF. Cette enveloppe doit aider la filière à franchir une nouvelle étape et à attirer d’autres investissements. Les deux entreprises estiment toutefois qu’un soutien des pouvoirs publics reste nécessaire pour accélérer le développement de cette industrie. Le partenariat prévoit aussi des actions concrètes sur les déplacements professionnels. Airbus s’engage ainsi sur une première allocation de plus de 60 000 litres de SAF pour ses voyages d’affaires au Canada. Ce dispositif doit permettre d’associer une partie des déplacements de l’entreprise à l’utilisation de carburants moins carbonés.
Le SAF constitue aujourd’hui l’une des principales solutions envisagées pour réduire les émissions de l’aviation. Il peut être produit à partir de matières premières renouvelables, comme des déchets, des résidus agricoles ou forestiers et des huiles usagées. Il peut ensuite être utilisé dans les avions actuels, sans nécessiter de remplacer entièrement les infrastructures existantes. Air Canada mise également sur le renouvellement de sa flotte pour réduire sa consommation de carburant. La compagnie utilise notamment des appareils plus récents comme l’Airbus A220 et l’A321XLR. Ces avions consomment moins de carburant par passager que les générations précédentes. Au-delà de la réduction des émissions, le développement du SAF représente aussi un enjeu industriel pour le Canada. Une étude réalisée par Airbus et ICF estime qu’une production nationale couvrant 40 % de la demande canadienne en carburant aérien d’ici 2040 pourrait générer jusqu’à 32 milliards de dollars de PIB et contribuer à créer environ 140 000 emplois.
















